PROGRAMME DU VENDREDI 7 NOVEMBRE,                             PREMIÈRE SOIRÉE DU FESTIVAL

20 HEURES 15 : LE TEMPS DU SLAM :

                                Fifamé nous interprète Le Roi du Dahomey

20 heures 30 : le temps du conte :

                                  « Le Corbeau voyageur »

Spectacle-lecture de contes autochtones                                                                        par le Caveau des Lettres, de la Maison des Jeunes et de la Culture

Pot de l’amitié à la fin du spectacle.

« Au Nord du Canada, Grand Corbeau écoute, émerveillé, des contes du peuple inuit. Il décide de parcourir le monde à la découverte d’autres contes. Il va voler jusqu’en Amazonie, va traverser ensuite l’Atlantique pour gagner l’Afrique, la Mongolie, puis la Chine, avant de se poser en Australie où il rencontre un frère corbeau aborigène, dernier conteur de ce voyage, dévoilant pourquoi tous les corbeaux sont noirs. »

Avec Grand Corbeau, venez découvrir ces contes autochtones du monde entier.

        VENDREDI 7 NOVEMBRE à 20 HEURES 30                      AUDITORIUM DE LA MEDIATHEQUE

Il est, de par le monde, des peuples autochtones, que l’on appelle aussi peuples racines ou peuples premiers, car premiers habitants de terres qui leur furent volées, ou qu’on leur vole encore, par des hommes, le plus souvent blancs, apportant dès le XVIème siècle une technologie prétendument supérieure qui a justifié l’exploitation, l’extermination, l’acculturation de ces populations.

Ces peuples racines existent sur tous les continents et ils luttent pour continuer à exister, des Inuits de la région polaire canadienne aux Guarani d’Amazonie, des Bushmen du désert du Kalahari en Afrique aux Aborigènes d’Australie.

Tous ces peuples autochtones ont en commun une culture essentiellement de transmission orale, avec des contes racontés par les anciens, les sages, les chamanes, contes qui remontent à l’origine des temps et qui révèlent les liens des hommes avec tous les autres êtres vivants, animaux, arbres, plantes, au sein de Mère-Nature à laquelle tous appartiennent.

Ces contes, ce sont des hommes blancs, savants, qui sont allés les écouter, qui les ont collectés, qui les ont écrits sur les pages de carnets destinés plus tard à des bibliothèques où l’on peut les lire.

Mais le conte, c’est une parole, c’est un chant, ce sont des mots qui ruissellent de la vie des habitants de la Nature et qui changent dans le temps et dans l’espace. C’est une chorale de sons issus du feulement du jaguar comme du croassement du corbeau, des mots qui voyagent… comme notre corbeau inuit.

Spectacle créé par le Caveau des Lettres de la MJC de Chaponost.

                   On n’oublie pas les enfants !                                                                  CINÉMA

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       Dimanche 9 novembre à 15 heures

        Auditorium de la Médiathèque                                        de Chaponost

Un film jeune public – ou pas – à partir de 6 ans.

L’histoire d’une petite fille de Bornéo et de son cousin autochtone qui se perdent dans la forêt et arrivent sur les lieux d’une déforestation massive.

https://www.sauvages-lefilm.com/

Devenir migrant pour un temps en lisant…

S’imaginer migrant un instant en lisant…

                            Premier épisode :                                                                                 L’Odyssée d’Hakim

 

             

Un roman graphique qui relate l’histoire vraie d’Hakim, jeune Syrien, qui, menacé, a dû quitter son pays en guerre en direction de la France.

Une BD de Fabien Toulmé.

                  En avant-première du festival,                                              le 15 octobre à 20 heures

       un film présenté par le Ciné-Club

                LE CHEMIN DE L’ESPÉRANCE                                                    Il Cammino della Speranza

réalisé par Pietro Germi,  avec un scénario de Federico Fellini.

Un film de 1950 sur l’immigration clandestine italienne de l’époque.

Une copie restaurée.

Film présenté en sélection officielle au Festival de Cannes en 1951 ; présenté à nouveau en sélection officielle du Festival de Cannes 2021 Section Classics.

Récompensé par l’Ours d’Argent au Festival de Berlin 1951.

Café littéraire

  Au Café littéraire du samedi 8 novembre 2025,      Auditorium de la Médiathèque, 10h30 à 12h30.

Nous avons le plaisir de recevoir Mohamed El Amraoui, poète, et Dalya Daoud, romancière, pour leur livre qui traite de façon différente du phénomène migratoire.

La séance sera animée par Maryse Vuillermet, chaponoise, écrivaine, elle-même auteure de deux ouvrages qui racontent la vie de ses ascendants immigrés italiens, Mémoires d’immigrés valdotains et Pars ! Travaille !.

Pour se rapprocher de la réalité quotidienne des migrants, nous accueillerons aussi  Mohamed Mostapha, réfugié syrien kurde, hébergé pendant un temps à Chaponost.

Pour illustrer en « voix » notre propos et en introduction de notre séance, Fifamé slamera un magnifique texte, Pablo, qui évoque les migrants hispaniques à la frontière mexico-américaine. Fifamé clôturera la matinée par un autre slam en lien avec le deuxième thème de notre festival, les mondes autochtones : Je suis la Terre.

VENTS DU MONDE 2024 CINÉ/DÉBAT

LE CHANT DE LA FORÊT

Soirée ciné/débat avec Vents du Monde

MARDI 26 NOVEMBRE

à partir de 19 heures 30, à l’auditorium de la Médiathèque de Chaponost

Début du film à 20 heures 15.
Durée du film :  1 heure 54 min
Synopsis :  Ce film raconte la quête d’un indigène brésilien, tiraillé entre sa famille et un destin de chaman, la modernité et le sacré.
Discussion après le film sur les peuples autochtones du Brésil.
Bande annonce du film 
Soirée réalisée avec la complicité du Cinéclub de l’Amicale Laïque.

Gardiens de la forêt

TV :  Gardiens de la forêt

Actuellement sur ARTE jusqu’au 20 mai 2027

Au cœur de cinq forêts primaires, de l’Amazonie à l’Océanie en passant par l’Afrique, cinq représentants des communautés autochtones s’engagent pour la protection de ces poumons verts : reboiser, lutter contre la pollution, préserver la biodiversité… À travers leur regard sensible, cette série documentaire nous invite à redonner place à leur vision du monde.

https://www.arte.tv/fr/videos/RC-024524/gardiens-de-la-foret/

              Passagers d’exil

Anthologie présentée et établie par Bruno Doucey et Pierre Kobel

Editions Bruno Doucey, 2017

De quoi faire aimer la poésie aux ados.

Cette anthologie vient enrichir la collection Poes’idéal, « une collection engagée de poèmes rassemblés autour d’un idéal » dirigée par Murielle Szac qui a déjà publié Guerre à la guerre, Vive la liberté !, Chants du métissage, Quand on a que l’amour.

Elle rassemble soixante poètes d’âge, de nationalité et de sensibilité très différents, comme Mahmoud Darwich, le Palestinien, Mohamed Cherfi et Soprano, les rappeurs d’origine algérienne et comorienne, les romanciers français Laurent Gaudé et Didier Daeninckx , les poètes classiques comme Jacques Prévert, Hermann Hesse ou plus contemporains comme la mauricienne Ananda Devi, Gaël Faye…

Elle se structure en cinq parties qui sont les étapes du parcours de l’exil :

I Il a fallu partir, les poèmes parlent de l’arrachement, du départ et de ses causes, la misère, la guerre, la persécution.

II Maintenant il faut traverser, les poèmes disent les dangers et les douleurs du voyage.

III Cet endroit n’entend pas, décrit la douleur et la surprise d’arriver dans un lieu indifférent, hostile, froid, d’être rejetés.

IV Et les portes se referment, disent l’exil, l’errance, la solitude et l’anonymat.

V Parle-leur d’espoir. Là, on nous parle de fraternité, de collectif, de langue et de paroles pour s’exprimer.

Entre chacune des parties, une double page de citations, phrases percutantes et fortes.

L’anthologie est accompagnée d’une introduction et d’une conclusion de Bruno Doucey, poète et éditeur, qui rappelle, avec ses images, son histoire personnelle et de manière poétique, le contexte historique et politique.

Et enfin chaque poème ou texte est accompagné d’une courte biographie de l’écrivain mettant l’accent sur sa relation au thème, personnelle, familiale, politique ou d’engagement personnel.

Bibliographie, discographie,  filmographie ainsi que des références bibliographiques de chaque extrait permettent d’aller plus loin.

C’est vraiment un très beau travail que l’illustration de Bruce Clarke subtile et forte sert avec justesse, les textes sont émouvants, le choix est varié, le propos n’est jamais larmoyant mais toujours, les mots des poètes parviennent à dire mieux que tous les documentaires l’humain, le singulier et l’inacceptable de cette actualité.

Lecture proposée par Maryse Vuillermet

La littérature de jeunesse migrante

                                                         de Anne SCHNEIDER

Une belle synthèse sur la littérature de jeunesse migrante.

Anne Schneider nous livre sa thèse sur la littérature de jeunesse migrante, son corpus compte 116 titres parus sur cinquante ans et fait la part belle à Azzouz Begag, Leila Seibar Nozière. Il comporte des albums, des romans courts pour enfants, des romans 8/ 12 ans et des romans pour ados. Elle montre par une démonstration convaincante que c’est une littérature de voyage, d’exil, de migration, donc une littérature en mouvement, c’est aussi une littérature de résilience qui tente de guérir des traumatismes, ceux de la guerre d’Algérie vue des deux côtés par les appelés du contingent, par les Algériens et même par les fils de Harkis, ceux de l’exil des pieds noirs et des émigrés. C’est aussi une littérature de reliance qui relie les mondes sans gommer les imaginaires nationaux. Elle relie les deux rives de la Méditerranée, les espaces géographiques et culturels, mais aussi les littératures francophones et algériennes et beurs et françaises. Elle n’est pas une survivance, elle est au contraire pleine de promesses, le nombre d’ouvrages a d’ailleurs doublé en dix ans et ne cesse de gagner en créativité. Elle apporte dans les classes où elle est étudiée un regard neuf.

SCHNEIDER Anne, La littérature de jeunesse migrante, L’Harmattan, 2013

Lecture proposée par Maryse Vuillermet.