Lectures sécheresse

Lectures brésiliennes                                     sur le thème de la sécheresse

Le Collectif Vents du Monde présente deux livres dans le cadre de la soirée du Caveau des lettres sur le thème de l’eau.

L’année de la grande sécheresse, de Rachel de Queiroz

Ce livre évoque viscéralement cet aspect de la terre sur la photo. Profondément humain, décrivant l’absolu dénuement des plus pauvres qui doivent migrer pour fuir la faim, la terre ne les nourrissant plus et laissant mourir nombre d’entre eux, surtout les enfants,  ce roman deviendra un classique de la littérature brésilienne. Il parle de la terrible sécheresse qui ravagea le Nordeste brésilien, en 1915. Sa lecture reste tout à fait d’actualité quand on pense au sort de nombreuses familles du Soudan du Sud.

Née le 17 novembre 1910 à Fortaleza, capitale de l’Etat du Ceara, un des états constituant la région du Nordeste brésilien, Rachel de Queiroz appartenait à la classe privilégiée,  à une famille d’intellectuels chez qui la lecture représentait une occupation essentielle, comme elle le rappelait volontiers. C’est en 1930, à 20 ans, qu’elle avait publié à compte d’auteur (et à 1 000 exemplaires) un court roman qui devait connaître un succès considérable. O Quinze, traduit en français par  L’ Année de la grande sécheresse (Stock, 1986), a été à nouveau traduit en 2014 sous le titre La Terre de la grande soif (Éditions Anacaona). Rachel de Queiroz est  morte en 2003 à Rio de Janeiro.

 

Sécheresse, de Graciliano Ramos

Ce roman raconte la vie très difficile d’une famille du sertão, la région intérieure du Nordeste, la plus pauvre et la plus sèche du Brésil. Sa lecture complète celle de L’année de la grande sécheresse. Sécheresse en diffère par son style épuré et sa structure cyclique, en treize chapitres.

Graciliano Ramos est considéré comme l’un des plus grands écrivains brésiliens de la première moitié du XXᵉ siècle. Né en 1892, il passe les premières années de sa vie dans différentes villes du Nordeste. Il collabore très jeune à plusieurs journaux et commence à écrire des romans dès 1933.  En 1938, il publie Vidas sêcas (Sécheresse). Graciliano Ramos est mort en 1953.

Le roman fait l’objet de plusieurs traductions en français, dont Sécheresse, aux Éditions Gallimard, publié en 1964, avec une réédition en 1989. Dernière édition sous le titre Vies arides, par les éditions Chandeigne & Lima, en 2014.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces deux livres sont empruntables  à la Bibliothèque Municipale de Lyon. Vies arides se trouve dans le catalogue de la Médiathèque du Rhône et est empruntable à partir de la Médiathèque de Chaponost.

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